Coordination :

Kheira Belhadj-ziane, Département de travail social, Université du Québec en Outaouais

Brigitte Baldelli, IRTS de Perpignan, Université de Perpignan Via Domitia (UPVD)

Mélanie Bourque, Département de travail social, Université du Québec en Outaouais

Manon Chamberland, Département des fondements et pratiques en éducation, Université Laval

 

Références bibliographiques - Procédure d'évaluation des propositions de contribution

Numéro 11

La norme dans tous ses états : enjeux et défis pour le travail social

Du point de vue socioanthropologique, les normes se créent, disparaissent ou se redéfinissent à mesure que nos sociétés se transforment. Dans le contexte des transformations contemporaines de nos sociétés, il devient alors pertinent de nous intéresser aux processus de production des normes, à leurs formes, leurs contenus, ainsi qu’aux conditions et mécanismes par lesquelles elles se diffusent, s’appliquent, s’interprètent ou se réinterprètent sur les différents terrains du travail social.

Qu’il s’agisse de normes formelles ou informelles, sociales, culturelles, économiques, politiques, professionnelles, morales, cognitives, sanitaires, éthiques ou encore juridiques, la norme traverse indéniablement les acteurs, les pratiques, les postures, les organisations et les discours du travail social.

En examinant la norme sous ses différentes facettes, les objectifs de ce numéro visent d’une part, à mieux comprendre comment celle-ci se construit et intervient au niveau organisationnel, dans les pratiques et les discours ; et d’autre part, à identifier les enjeux, les défis et les conséquences qu’elle implique pour les professionnels et les usagers du travail social. Afin de mieux saisir ces processus et leurs différentes implications, il sera néanmoins important de distinguer les normes élaborées par et pour un groupe, de celles élaborées par un groupe pour un autre groupe (Becker, 1985).

Comment analyser le phénomène normatif en travail social ? Quelles normes actuelles composent le champ du travail social ? Comment sont-elles instituées, intériorisées, interprétées et appliquées par les acteurs ? Quelles sont leurs finalités ? À quel point sont-elles utilisées dans une perspective de normativité ou de normalisation des conduites sociales et professionnelles ? Dans quelles mesures sont-elles contraignantes ou sources de tensions ou de pression pour les acteurs ? Comment et à quelles conditions sont-elles négociées, contestées, détournées, transcendées ou transformées en ressources ou en leviers d’action ou d’intervention ?

Qu’ils soient empiriques, théoriques ou épistémologiques, les articles pourront s’orienter vers les thèmes suivants, sans toutefois s’y limiter :

Aspects normatifs des organisations sociales et politiques

L’action publique est porteuse de normes et de valeurs qui définissent les arrangements institutionnels et conditionnent la pratique du travail social (Jenson, 2011). Établissant de nouvelles normes, les réformes institutionnelles et éducatives sont au cœur des transformations récentes du travail social. Comment l’action publique définit-elle le travail social passé ou actuel et quelles sont les répercussions de l’évolution des normes institutionnelles pour les professionnels ? Les professionnels peuvent-ils s’extraire de ces normes ? Se construisent-ils des espaces de contestation de ces normes imposées ?

Interprétations, perceptions et représentations de la norme

Bien qu’elles puissent s’inscrire dans un cadre manifeste ou objectif, les normes relèvent aussi des domaines du patent, de l’interprétation et de la perception des acteurs pensants. Au sein même des représentations, peuvent coexister différents systèmes ou modèles normatifs (Flamant, 2001), notamment lorsque les représentations se rapportant à des objets « sensibles », - ou socialement construits comme tel -, contiennent des aspects contre-normatifs (Guimelli, 2009). La norme peut ainsi faire l’objet de variations de sens et de nuances inhérentes aux acteurs, à leurs interactions, à leurs situations et à leurs contextes. Par ailleurs, les normes peuvent aussi faire l’objet de confusions et d’incertitudes pour l’être envahi par l’imaginaire que représente l’homo-sapiens-demens (Morin, 2016, [1973]). Comment les professionnels rendent-ils intelligibles ou compréhensibles les panoplies normatives avec lesquelles ils composent dans le cadre de leurs pratiques ? Quelles significations sociales ou symboliques en donnent-ils ? Conséquemment, quelles sont les implications pour la pratique et pour les personnes usagères ?

Normes, collectivités et solidarités

Cet appel thématique constitue également une occasion de réinterroger des normes qui ont pu être particulièrement prégnantes au cours des dernières décennies (De Gaulejac, 2014), à l’aune des initiatives qui se sont développées au sein des collectivités. Comment ces actions et ces initiatives contribuent-elles à remettre en question certaines normes ? De quelle manière conduisent-elles à des visions alternatives donnant lieu à des réinterprétations de ces normes ? En quoi participent-elles à la construction de solidarités (Foley, 1999) ?

Au-delà de la norme

Les normes définissent les cadres dans lesquels le travail social et l’intervention sociale se réalisent. Elles émanent des autorités légales en la matière, mais répondent aussi à un ordre spontané de règles et d’ajustement dont la dynamique est liée aux actions et aux interactions des êtres humains (Luhmann, 1989). Le concept de déviance (Becker, 1985; Ogien, 1995) est plus fréquemment utilisé que celui de transgression et a donné lieu à une littérature abondante (Barrel & Fremeaux, 2010). La déviance, d’abord perçue négativement, peut être aussi une forme de déviance positive dès lors qu’elle entraine les individus à réinventer des comportements et des méthodes de travail et d’intervention donnant lieu à des innovations. Pour Alter (2000), la transgression est indissociable de l’innovation, comment cela se passe-t-il dans les organisations du travail social et de l’intervention sociale ?

 

Bibliographietop

Alter N. (2000). L’innovation ordinaire. Paris : PUF.
Babeau, O., Chanlat J.-F. (2011). Déviance ordinaire, innovation et gestion. L'apport de Norbert Alter, Revue française de gestion, 1(210), 33-50. URL : https://www.cairn.info/revue-francaise-de-gestion-2011-1-page-33.htm
Barel Y., Frémeaux S. (2010). Les motifs de la déviance positive, Management & Avenir, 2(32), 91-107. DOI : 10.3917/mav.032.0091. URL : https://www.cairn.info/revue-management-et-avenir-2010-2-page-91.htm
Becker, H. (1985). Étude de sociologie de la déviance. Paris : Métailié.
Boucher, M. (2015). Enquêter sur les déviances et la délinquance. Enjeux scientifiques, politiques et déontologiques (sous la dir. de Manuel Boucher) Paris : éd. L’Harmattan, coll. Recherche et transformation sociale.
De Gaulejac, V. (2014). La société malade de gestion. Paris : Seuil.
Flament, C. (2001). Représentation sociale et normativité : quelques pistes, dans F. Buschini et N. Kalampalikis (dir.), Penser la vie, le social, la nature. Mélanges en l’honneur de Serge Moscovici (pp. 257-261). Paris : Éditions de la maison des sciences de l’homme.
Foley, G. (1999). Learning in Social Action. New York : Zed books.
Guimelli, C. (2009). Normativité, représentations sociales et stratégies de masquage, dans M-L Rouquette (dir.), La pensée sociale (pp. 121-135). Toulouse : Érès.
Jenson, J. (2012). A New Politics for the Social Investment Perspective: Objectives, Instruments, and areas of Intervention in Welfare Regimes, dans G. Bonoli et D. Natali (dir.), The politics of the New Welfare State (pp. 21-44). Londres : Oxford University Press.
Luhmann N. (1989). Le droit comme système social, Droit et société, 11-12, 53-77.
Morin, E. (2016, [1973]). Le paradigme perdu : la nature humaine. Paris : Points.
Ogien, A. (1995). Sociologie de la déviance, Paris : A. Colin.

Procédure d'évaluation des propositions de contributiontop

En lien avec la ligne éditoriale de la revue (voir présentation de la revue), les textes proposés doivent être originaux et ne pas avoir déjà fait l'objet d'une publication dans des revues. Néanmoins, à la condition qu'il demande l'accord préalable à la revue Sciences & Actions Sociales, l'auteur d'un article dans la revue SAS peut publier son article dans un ouvrage ou des actes de colloque à la condition de citer la source de première publication, c'est-à-dire la revue SAS.
Les propositions de contribution doivent respecter les recommandations aux auteurs. Ces propositions doivent être envoyées par courrier électronique au format .doc ou rtf à l'adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. au plus tard le 28 février 2019. Un accusé de réception est alors adressé en retour. Les textes font l'objet d'une évaluation anonyme par trois lecteurs désignés au sein des comités de rédaction et scientifiques de la revue. Sur la base de leurs évaluations, après une discussion de l'article au sein du comité de rédaction, une décision collective est prise: accepté en l'état, accepté avec modifications mineures, accepté sous réserve de modifications majeures, refusé. Cette décision est transmise à l'auteur par la revue SAS au maximum trois mois après la réception de la proposition de l'article.

Calendrier de l'appel à contributions

Les propositions d'articles sont à envoyer à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.au plus tard le 28 février 2019.
Les retours aux auteurs sont prévus pour le 31 mars 2019, pour une publication dans le numéro d’avril 2019.

 

 

Coordination :

Konstantinos DELIMITSOS (CRESPPA-GTM)

Julie Alev DILMAÇ (Cyprus International University et PHILÉPOL)

Giorgia MACILOTTI (IDETCOM, Université Toulouse 1 Capitole)

 

Notes - Références bibliographiques - Procédure d'évaluation des propositions de contribution

Numéro 12

Normes, déviances et nouvelles technologies : entre régulation, protection et contrôle

Biométrie, géolocalisation, vidéosurveillance, réseaux sociaux, fichiers numériques, big data, etc., l’avancée incessante des technologies numériques, informatiques et de télécommunications se concrétise en l’utilisation de nouveaux dispositifs qui transforment chaque jour un peu plus les modes de régulation des normes et des déviances. Or, bien qu’omniprésentes dans notre société, ces techniques modernes sont loin d’être appréhendées de manière unanime. Au contraire, elles font l’objet de plusieurs approches différentes.

Une première optique souligne les vertus de ces nouveaux dispositifs car ils permettraient de protéger le corps social contre d’éventuels risques naturels ou sociaux. Du panopticon de Bentham à la prévention situationnelle, en passant par la loi du 24 juillet 2015 relative au renseignement, cette perspective s’appuie sur l’assertion selon laquelle la prévention des risques passe avant tout par l’intériorisation de l’idée que le moindre de nos gestes puisse être potentiellement observé et, si besoin il y a, sanctionné par une autorité omniprésente.

Une seconde approche se focalise plutôt sur les nouvelles déviances qui auraient émergé avec l’usage et la démocratisation des nouvelles technologies.  Les débats sur les processus de radicalisation via les réseaux sociaux, les atteintes envers les mineurs en ligne, la protection de l’identité et de la vie privée, etc., sont autant d’exemples illustrant le rapport complexe que nouent les sociétés contemporaines avec les dispositifs technologiques.

Une troisième approche s’attacherait à envisager les nouvelles technologies comme un vecteur favorisant les antagonismes sociaux et économiques. Ainsi, de la structuration des mouvements sociaux à travers Internet au fichage de leurs protagonistes, il s’agit d’appréhender ces nouvelles technologies principalement en tant que instruments de consolidation ou, à l’inverse, en tant que moyens de contestation des rapports de domination.

Enfin, une quatrième conception insiste sur le rôle des nouvelles technologies dans la régulation plus générale de la vie sociale. Qu’il s’agisse du contrôle des foules ou de la circulation routière, force est de constater que l’usage de dispositifs technologiques toujours plus sophistiqués est de plus en plus mis au service de la régulation de l’usage des espaces publics et notamment ceux des mégalopoles contemporaines.

Au-delà de la pluralité des dénominations (« nouvelles technologies », « technologies de l’information et de la communication », « nouveaux médias » ou encore « technologies de pointe »), c’est donc de l’usage ou du potentiel de ces technologies dont il sera question ici. Afin de contribuer à ce débat, un colloque a été organisé le 8 décembre 2016 à Rouen par le Réseau Thématique 3 « Normes, déviances et réactions sociales » de l’Association Française de Sociologie. Ce numéro thématique entend ainsi rassembler des communications présentées lors de cet évènement, tout en élargissant l’appel à d’autres contributions consacrées à ces thématiques. Trois axes ont été pris en compte ici pour guider cette réflexion sur les enjeux des nouvelles technologies dans la régulation des normes et des déviances.

Axe 1 – Les enjeux de l’usage des nouvelles technologies dans les sociétés démocratiques

Les risques liés à l’utilisation des nouvelles technologies ont fait couler beaucoup d’encre tout en suscitant de fortes mobilisations des acteurs publics et privés. De la sécurité des transactions économiques aux atteintes envers les mineurs en passant par la prévention de la radicalisation violente, des questionnements ne cessent de croître. Toutefois, cet intérêt croissant ne va pas de pair avec une compréhension approfondie de la nature, des modes de diffusion et des caractéristiques des risques auxquels les personnes sont susceptibles d’être exposées. De plus, les savoirs scientifiques sur le sujet restent encore plutôt fragmentaires, notamment pour ce qui concerne les risques liés à Internet1. À ce titre, des études soulignent l’essor de « paniques morales » en mesure de favoriser la crispation du discours public sur certains sujets (ex : la « cyber-pédophilie »), tout en contribuant à diaboliser les nouvelles technologies2. Dans cette perspective et dans un contexte troublé par la recrudescence des attentats de nature terroriste, il semble important de s’interroger sur l’état des savoirs en la matière, en ce qui concerne aussi bien la nature et l’ampleur des risques associés à l’usage des nouvelles technologies, que les enjeux liés à l’utilisation de celles-ci dans un but de prévention et de contrôle social.

Cet axe a ainsi pour objectif d’interroger les formes de déviance et les modes de régulation de celles-ci à l’ère des nouvelles technologies : dans quelle mesure une évaluation de leur impact en matière de délinquance est-elle envisageable ? Quels sont les nouveaux instruments du contrôle étatique (réels ou potentiels) ? Et quid de la participation des nouveaux dispositifs techniques à l’évolution et diversification des répertoires de mobilisation collective, voire de contestation des rapports de pouvoir ?

Axe 2 – Pratiques et acteurs du contrôle social dans la « société de surveillance » : Surveiller, Contourner, Dénoncer

Le recours à des nouvelles technologies à des fins de régulation et de protection n’est plus l’apanage exclusif du système de contrôle social formel. Au contraire, depuis la fin du vingtième siècle, nous assistons à une relative démocratisation de ces dispositifs et à l’émergence de toute une constellation d’acteurs qui, à des niveaux et des degrés différents, interviennent dans la prévention de la déviance et le contrôle social, ainsi que dans la contestation de l’action des pouvoirs publics et économiques.

Dans cet axe, il s’agit de s’intéresser aux acteurs tant « traditionnels » que « nouveaux » qui participent à la régulation sociale en ayant recours, parfois contre leur gré, à des nouvelles technologies. Il est question notamment d’interroger les pratiques et les discours de ces acteurs issus aussi bien du système de contrôle social formel (forces régaliennes, Justice, Administration pénitentiaire, etc.) qu’informel (particuliers, entreprises privés, associations de riverains, gated-communities, etc.), voire oscillant entre les deux (acteurs du champ de la psychiatrie, de l’Éducation Nationale, etc.) relatifs aux nouvelles technologies.

Dans ce sens, plusieurs perspectives se dessinent. Outre la régulation à la fois juridique et politique des nouveaux partenariats et dispositifs qui voient le jour3, les caractéristiques, l’impact et même les réticences, voire les résistances à des formes de contrôle et de surveillance partagée mériteraient également d’être abordées.

Dans cet axe, il s’agit également d’interroger le rôle des nouvelles technologies dans la reconfiguration des rapports de pouvoir traditionnels. Les mouvements sociaux, dont certains prônent un renouveau démocratique, sont un bon exemple de la mobilisation des nouvelles technologies en vue de proposer des alternatives sociales, politiques et économiques, tandis que d’autres, au nom d’une protection renforcée du corps social, souhaitent se servir de ces nouvelles technologies afin d’augmenter le contrôle social formel et informel.

Axe 3 – Nouvelles technologies et gestion des risques dans le champ social

Depuis son émergence, le concept de risque permet de repérer, de classer et de catégoriser des populations, des comportements et des territoires perçus comme une menace pour l’ordre social. Or, cette catégorisation de populations et de comportements à risque favorise la mise à l’écart des personnes désignées comme déviantes4. Ainsi, depuis que les autorités et plus globalement les acteurs dirigeants se sont persuadés de la possibilité de repérer des indices désignant des attitudes et des groupes de personnes potentiellement dangereux pour l’ordre social, ceux-ci construisent un ensemble d’indicateurs afin de définir des populations, des territoires et des conduites à risque avant d’intervenir en ces « zones de turbulence5» pour les transformer, les neutraliser ou tout simplement les maintenir à l’écart.

La question se pose alors de savoir dans quelle mesure, et sous le motif de la lutte contre les exclusions, les processus de désaffiliation ou de disqualification sociale, les nouvelles technologies contribuent-elles au renouvellement de la classification et de l’étiquetage d’espaces et de populations à risque au cœur des politiques d’action sociale ? En effet, dans un contexte de transformation profonde de l’État social6, l’usage des nouvelles technologies est plébiscité par les pouvoirs publics au nom d’une rationalisation et d’une harmonisation des pratiques professionnelles des intervenants sociaux. L’informatisation du travail social, concrétisée notamment par l’introduction de logiciels spécifiques, serait ainsi motivée par l’objectif d’une « prise en charge globale » des usagers tout au long de leur parcours, d’aide à la décision, de meilleure connaissance des besoins et d’ajustement des réponses sociales, de gains de temps, de montée en efficacité et surtout en efficience, etc.

Il n’en reste pas moins que l’introduction des nouvelles technologies dans l’intervention sociale pose un certain nombre de questions aux acteurs sociaux et éducatifs : des questions d’ordre éthique et déontologique7, des questions d’organisation et de sens du travail et, plus largement, des questions portant sur les possibilités de conciliation de l’informatisation, de l’uniformisation des pratiques et du maintien d’une relation humaine avec les personnes accompagnées8.

Dans ce cadre, cet axe privilégiera les contributions permettant d’alimenter la réflexion autour de quelques questions générales : Quels sont les usages et les effets des nouvelles technologies sur les pratiques des acteurs du champ social ?  Comment les intervenants sociaux et les personnes qu’ils accompagnent s’approprient-ils les nouvelles techniques de l’information et de la communication ? Peut-on observer des formes de réactions sociales de « populations-cibles » du travail social qui s’appuient sur l’utilisation des nouvelles technologies ?

 

Notestop

 1. Dupont B., Gautrais, V. (2010), « Crime 2.0 : le web dans tous ses états ! », Champ pénal/Penal field [En ligne], Vol. VII, 2010.

2. Livingstone S., Children and the Internet. Great expectations, challenging realities, Cambridge, Polity Press, 2009 ; Wall D. S. (2010), « Criminalising cyberspace: the rise of the Internet as a ‘crime problem’ », in Jewkes Y., Majid Y. (eds.), Handbook of Internet crime, Cullompton, Willan Publishing, p. 88-103.

3. Goupy M., « Peut-on encore parler d’état d’exception à l’heure des « sociétés de surveillance » ? », in Chardel P.-A. (ed.), Politiques sécuritaires et surveillance numérique, Paris, CNRS, 2014, p. 85.

4. Peretti-Watel P., Société du risqué, Paris, Armand Colin, 2000 p. 59.

5. Boucher M., Turbulences. Comprendre les désordres urbains et leur régulation, Paris, Téraèdre, 2010.

6. Boucher M., Belqasmi M. (dir.), L’État social dans tous ses états. Rationalisations, épreuves et réactions de l’intervention sociale, Paris, L’Harmattan, coll. « Recherche et transformation sociale », 2014.

7. Commission éthique et déontologique du Conseil Supérieur du Travail Social, « L’informatique en action sociale au regard de l’éthique », avis du 7 octobre 2009.

8. Dubet F., Le déclin de l’institution, Paris, Seuil, 2002.

 

Bibliographietop

Bigo D., « La recherche proactive et la gestion du risque », Déviance et Société, Vol. 21, n°4, 1997, p. 423-429.
Bigo D., Bonelli L., Deltombe T., Au nom du 11 septembre… Les démocraties à l’épreuve de l’antiterrorisme, Paris, La Découverte, 2008.
Boucher M., Belqasmi M. (dir.), L’État social dans tous ses états. Rationalisations, épreuves et réactions de l’intervention sociale, Paris, L’Harmattan, coll. « Recherche et transformation sociale », 2014.
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Castel R., L’insécurité sociale. Qu’est-ce qu’être protégé ?, Paris, Seuil, 2003, p. 58. Et p. 91.
Ceyhan A., « Technologie et sécurité : une gouvernance libérale dans un contexte d’incertitudes », Cultures & Conflits, n° 64, hiver 2006, pp. 11- 32.
Commission éthique et déontologique du Conseil Supérieur du Travail Social, « L’informatique en action sociale au regard de l’éthique », avis du 7 octobre 2009.
Dubet F., Le déclin de l’institution, Paris, Seuil, 2002.
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Elias N., Scotson J-.L., Les logiques de l’exclusion, Paris, Fayard, 1997.
Foucault M., Sécurité, territoire, population. Cours au Collège de France. 1977-1978, Paris, Seuil,  2004.
Foucault M., Surveiller et punir. Naissance de la prison, Paris, Gallimard, 1975.
Ganascia J.-G., « De la surveillance à la « sousveillance » », in Chardel P.-A (ed.), Politiques sécuritaires et surveillance numérique, Paris, CNRS, 2014, pp. 119-137.
Garland D., The culture of control. Crime and social order in contemporary society, Chicago University of Chicago Press, 2001.
Goupy M., « Peut-on encore parler d’état d’exception à l’heure des "sociétés de surveillance" ? », in Chardel P.-A. (ed.), Politiques sécuritaires et surveillance numérique, Paris, CNRS, 2014, pp. 79-99. Ibid., p. 212.
Livingstone S., Children and the Internet. Great expectations, challenging realities, Cambridge, Polity Press, 2009
Lyon D., Surveillance studies. An overview, Cambridge, Polity, 2007, p. 14
Mann S., Nolan J., Wellman B., « Sousveillance.  Inventing and using wearable computing devices for data collection in surveillance environments », Surveillance & Society, vol. 1, n°3, 2003, pp. 331-355
Mansanti D., « Pauvreté et risque : les déclinaisons de l'urgence sociale », Revue Française des Affaires Sociales, n°1, janvier-mars 2001, p. 111-132.
Marx G. T., « Mots et monde de surveillance : contrôle et contre-contrôle à l’ère informatique », Criminologie, vol. 39, n° 1, 2006, pp. 43-62.
Marx G. T., Bigo D. (ed.), Polices en réseaux : l’expérience européenne, Paris, presses de Sciences Po, 1996
Monjardet D., Lévy R., « Undercover policing in France: elements for description and analysis », in Fijnaut C., Marx G. T. (ed.), Undercover - Police Surveillance in Comparative Perspective, Den Haag, Kluwer Law International, 1995, pp. 29-54.
Mucchielli L., « La "vidéoprotection" : légendes et usages véritables », Les cahiers de la fonction publique, n°338, 2013, pp. 39-43.
Ocqueteau F., Ventre D. (eds.), Contrôles et surveillances dans le cyberespace, Paris, La Documentation française, 2011.
Ocqueteau F., Ventre D., « Préface », in Ocqueteau F., Ventre D. (ed.), Contrôles et surveillances dans le cyberespace, Paris, La Documentation française, 2011, p. 5.
Peretti-Watel P., Société du risqué, Paris, Armand Colin, 2000 p. 59.
Wall D. S. (2010), « Criminalising cyberspace: the rise of the Internet as a ‘crime problem’ », in Jewkes Y., Majid Y. (eds.), Handbook of Internet crime, Cullompton, Willan Publishing, p. 88-103.

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Les propositions d'articles sont à envoyer à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. au plus tard le 31 août 2019.
Les retours aux auteurs sont prévus pour le 30 septembre 2019, pour une publication dans le numéro d’octobre 2019.

 

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