Dossier coordonné par Joseph Cacciari, Agathe Petit, Régis Pierret

Références bibliographiques - Procédure d'évaluation des propositions de contribution

Précarité(s) : autopsie d’une notion dominante dans le champ de l’action publique

Le terme de précarité est déjà ancien dans le champ politique. Son usage remonte au moins aux années 1970 (Vultur, 2010). Il en va de même au sein des sciences sociales avec les recherches pionnières d’Agnès Pitrou (1978a, 1978b). Mais sa première introduction concrète dans le giron des politiques publiques s’affirme avec le rapport Oheix (1981) puis le rapport Wresinski (1987). Ce dernier s’inscrit dans la continuité du premier et présente la précarité à partir des mêmes représentations sociales, même s’il est toutefois question des précarités, au pluriel. Ce rapport a inspiré la loi sur le Revenu Minimum d’Insertion, et de nombreuses interventions sociales qui lui seront associées par la suite. Les recherches en sciences sociales (notamment, Paugam, 1991, 1993, 2000 ; Castel, 1995) accompagneront, précéderont et parfois discuteront l’avènement de la précarité en tant que catégorie à part entière du champ politique, notamment pour mettre en avant la « montée des incertitudes sociales » selon l’expression de Robert Castel (2009).

Depuis cette première période, on peut dire que la notion de « précarité » a largement mobilisé les chercheurs en sciences sociales et les acteurs de l’action publique, dans des domaines aussi variés que l’emploi, la famille, la santé, etc. (Barbier, 2005 ; Vultur, 2010 ; Eckert 2010). La notion de précarité a également trouvé une consécration politique en devenant une catégorie de la discussion et de l’action omniprésentes, particulièrement dans le champ social. Le contexte socio-économique actuel laisse présager un intérêt à réactualiser le questionnement de cette notion. D’une part, parce qu’elle a de façon croissante été intégrée dans de nouveaux secteurs de la vie sociale en s’institutionnalisant comme une des catégories dominantes de l’action publique, dans des champs d’application très différents (énergie, télécommunication, mobilité). Elle l’a fait en invitant à penser autrement que par la référence à la pauvreté, ou aux inégalités sociales, certains y voyant même un nouveau paradigme de la pensée sociale ou, au moins, de l’action publique française. Par ailleurs, l’actualisation du questionnement s’impose parce que, sous l’empire de la précarité, l’action sociale semble s’être émiettée en une myriade de dispositifs et d’actions partielles. Enfin, parce que si la notion de précarité est construite socialement, ses effets sociaux et les réalités qu’elle recouvre n’en ont pas moins des effets de réel et méritent attention, ne serait-ce que pour en observer les dynamiques sociales qui viennent légitimer son usage, voire empêcher de penser autrement qu’à son prisme.

Ce troisième numéro de Sciences et actions sociales a pour ambition de remettre l’œuvre sur le métier à l’égard de la « précarité » en partant des postulats suivants : les précarités sont multiples, elles agissent probablement en système, elles désignent des systèmes de positions sociales particuliers et des rapports sociaux que l’on peut documenter ; enfin, elles viennent témoigner de transformations sociales et non désigner une réalité sui generis et a-historique.

Argumentaire du numéro

La précarité comme problème sociologique 

Depuis cette période, la notion de « précarité » a largement mobilisé les chercheurs en sciences sociales et les acteurs du travail social, s’institutionnalisant comme une catégorie d’action et de pensée importante dans le contexte français. Or, comme l’ont souligné Patrick Cingolani (2006) et Maryse Bresson (2007) dans des ouvrages de synthèse sur le thème de la précarité, le terme est historiquement daté, il renvoie à des luttes sociales ayant pour objectif la définition des « problèmes sociaux » et, enfin, il reste difficile à circonscrire pour la recherche. D’autres recherches (Barbier, 2005 ; Eckert, 2010) ont interrogé l’étrange fortune de ce mot dans le contexte français (ce qui n’est pas forcément le cas dans d’autres pays proches). Si l’on s’appuie sur tous ces travaux critiques à l’égard de cette catégorie, qui abordent différents champs de l’action publique, on peut souligner un fait important. La notion de précarité constitue, en effet, une nouvelle façon d’aborder la question sociale, différente, mais liée et en concurrence avec celle de pauvreté et d’inégalités sociales. Elle s’impose en introduisant une forme de pensée de l’incertitude généralisée (Bresson, 2010, p.7), euphémisant peut-être par-là les rapports sociaux conflictuels et les divisions sociales de classes. Il y aurait lieu de ce fait de la considérer « comme un révélateur de transformation sociale durable » (Ibid.), notamment dans le champ de l’intervention politique, et non comme une réalité sui generis.

Finalement, au regard de la littérature sur le sujet, la généralisation de la catégorie semble poser trois problèmes : 1) un problème pour penser le social autrement que par une incertitude généralisée ; 2) un problème de déshistorisation du social ; 3) un problème de fragmentation de l’action publique, concentrée sur des précarités, certes parfois pensées de manière cumulative, mais traitées séparément et de moins en moins en référence aux inégalités sociales.

Tous ces « obstacles », largement traités par la sociologie au cours des années 1990 – 2000, méritent une réactualisation dans le contexte actuel : celui du bouleversement concomitant tant du salariat que de l’action sociale suite à la crise de 2008. Ces bouleversements conduisent, d’une part, à la croissance d’un rapport toujours plus incertain à l’anticipation de l’avenir et, d’autre part, à l’émiettement et à la standardisation de la prise en charge de problèmes sociaux par les institutions de l’État dans un temps de croissance forte des publics.

La catégorie de précarité, un analyseur du social analysé

Cette réactualisation du questionnement au sujet de la précarité apparaît d’autant plus pertinente que, si la notion de précarité est construite socialement, ses résultats, en tant que catégorie d’action publique, n’en produisent pas moins des effets de réel et les manifestations qu’on lui prête s’incarnent concrètement dans certaines expériences sociales, notamment en termes d’étiquetage des populations et des « problèmes sociaux » (Becker, 1985), de configuration de la réponse publique, mais aussi dans les rapports entretenus par les individus avec les institutions qui en ont la charge (Paugam, 1991). Mais cette réactualisation du questionnement ne peut se faire en prenant comme point de départ la notion ou la catégorie d’action publique de précarité elle-même. Celle-ci doit servir de balise pour suivre à la trace les phénomènes qu’elle tend à la fois à recouvrir et, parfois, à euphémiser. C’est sur la notion de précarité même que l’on doit investiguer, c’est elle que l’on doit éclaircir et non l’inverse. On peut notamment le faire par comparaison avec la notion de pauvreté ou d’inégalités sociales.

Si on prend la notion comme point de départ, il y a, en effet, fort à parier que les situations observées seront renvoyées au manque, au moindre, à l’absence, par rapport à un état idéal donné, lui-même situé historiquement et socialement. Pour contourner cet ethnocentrisme ou cet anachronisme latent, il y aurait lieu d’enquêter à partir des postulats suivants : les précarités sont multiples, elles agissent probablement en système, elles désignent des systèmes de positions sociales particuliers et des rapports sociaux que l’on peut documenter, elles viennent témoigner de transformations sociales et non désigner une réalité sui generis et a-historique. L’ambition de ce troisième numéro de Sciences et actions sociales est d’éclairer toutes ces dimensions.

Objectifs du numéro

L’objectif d’une telle démarche est pluriel. Il s’agit, tout d’abord, d’observer les différentes représentations, formes et utilisation de la notion de précarité : comment elle en vient à désigner des situations tout à fait différentes, voire incommensurables, et non nécessairement parmi les populations les plus en difficulté. S’impose, deuxièmement, l’ambition de resituer l’usage du syntagme précarité dans ce qu’il doit aux contextes, rapports sociaux et aux inégalités sociales. En troisième lieu, il y a là la volonté d’interroger la manière dont l’émergence d’une pensée généralisée des problèmes sociaux sous l’angle de la précarité a conduit à une mutation de l’action sociale et à la compréhension du social. Enfin, en poussant la logique jusqu’à son terme et en étant quelque peu provocateur, le but est d’étudier la possibilité et la pertinence de se débarrasser de cette notion et de la catégorie d’action publique qui en découle afin de repenser à la fois l’action sociale et les recherches en sciences sociales face aux mutations de la société contemporaine. Il s’agit là d’un débat évidemment ouvert…

Les précarités soumises à l’examen : quatre axes de contributions

Tirant parti de ces arguments et tenant compte de ces objectifs, les contributions viendront alimenter les axes thématiques suivants :

  • Représentations, formes et usages de la précarité
  • Rapports sociaux et précarité
  • Précarité et action sociale
  • Opérationnalité de la catégorie de précarité ? En finir avec la précarité ou l’émergence d’un nouveau paradigme ?

Toute proposition originale n’entrant pas dans ces catégories pourra être étudiée. Les contributions attendues feront une grande place à l’exposition de matériaux de recherche. Les propositions issues de recherche-action ou d’acteurs de terrain sont les bienvenues.

Les auteurs devront respecter les consignes de rédaction présentées sur le site de la revue [http://www.sas-revue.org/index.php/note-aux-auteurs].

 Bibliographietop

Barbier J.-C., 2005, « La précarité, une catégorie française à l'épreuve de la comparaison internationale », Revue française de sociologie, vol. 46, n° 2, p. 351-371.
Becker H. S., 1985, Outsiders. Études de sociologie de la déviance, Paris, Métailié.
Bresson M., 2007, Sociologie de la précarité, Paris, Armand Colin.
Castel R., 1995, Les métamorphoses de la question sociale, Paris, Fayard.
Castel R., 2009, La montée des incertitudes. Travail, protections et montée de l’individu, Paris, Seuil.
Cingolani P., 2006, La précarité, Paris, Presses universitaires de France.
Conseil économique et social, 1987, Grande pauvreté et précarité économique et sociale, Paris, La documentation française, (rapport « Wresinski »)
Eckert H., 2010, « « Précarité » dites-vous ? »,SociologieS[En ligne], Débats, La précarité, URL [http://sociologies.revues.org/3285].
Ministère du Travail et de la Participation, 1981, Contre la précarité et la pauvreté : 60 propositions, Paris, La Documentation française (rapport « Oheix »).
Paugam S., 1991, La disqualification sociale, essai sur la nouvelle pauvreté, Paris, Presses Universitaires de France.
Paugam S., 1993, La société française et ses pauvres, Paris, Presses Universitaires de France.
Paugam S., 2000, Le salarié de la précarité, Paris, Presses Universitaires de France.
Pitrou A., 1978a, Vivre sans famille ? Les solidarités familiales dans le monde d’aujourd’hui, Toulouse, Privat.
Pitrou A., 1978b, La vie précaire, des familles face à leurs difficultés, Paris, CNAF.
Vultur M., 2010, « La précarité : un « concept fantôme » dans la réalité mouvante du monde du travail »,SociologieS[En ligne], Débats, La précarité, URL [http://sociologies.revues.org/3287].

 

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En lien avec la ligne éditoriale de la revue (voir présentation de la revue), les textes proposés doivent être originaux et ne pas avoir déjà fait l'objet d'une publication dans d’autres revues.

Les propositions de contribution doivent respecter les recommandations aux auteurs présentées dans la rubrique : « proposer un article ». Ces propositions doivent être envoyées par courrier électronique au format .doc ou .rtf à l'adresse suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avant le 15 octobre 2015. Un accusé de réception est alors adressé en retour. Les textes font l'objet d'une évaluation anonyme par deux lecteurs désignés au sein des comités de rédaction et scientifique de la revue. Sur la base de leurs évaluations, après une discussion de l'article au sein du comité de rédaction, une décision collective est prise : accepté en l'état, accepté avec modifications mineures, accepté sous réserve de modifications majeures, refusé. Cette décision est transmise à l'auteur par la revue SAS au maximum trois mois après la réception de la proposition de l'article.

Calendrier de l’appel à contributions

Les propositions d’articles sont à envoyer à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. avant le 15 octobre 2015.

Les retours sont prévus pour le 27 novembre 2015 pour une publication dans le numéro de fin janvier 2016.

Références bibliographiques - Procédure d'évaluation des propositions de contribution

Empowerment, participation, activation... Des concepts aux pratiques d'intervention sociale

Cet appel à contributions coordonné par Manuel Boucher fait suite à l'organisation de la conférence sur l'empowerment et l'intervention organisée le 19 septembre 2014 à Perpignan1. En effet, en France, depuis les émeutes urbaines de 2005, nous assistons de la part des professionnels de l'intervention sociale impliqués dans la politique de la ville à un véritable engouement pour le concept d'empowerment. Dans un ouvrage récent très remarqué sur cette notion généralement traduite en français par la notion de « pouvoir d'agir », Marie-Hélène Bacqué et Carole Biewener indiquent que ce concept polysémique venu des Etats-Unis a émergé dans les débats publics en France dans les années 2000. Pour Thomas Kirszbaum (2013), « instruits sur les pratiques nord-américaines de développement urbain et social par des travaux français, ces professionnels se sont emparés avec ferveur de cette notion riche de promesses pour transformer le rapport des institutions avec les populations marginalisées des villes. » Plébiscitant une approche bottom up (du bas vers le haut) plutôt que top down (du haut vers le bas) pour transformer la politique de la ville, Jacques Donzelot (2012) observe ainsi avec intérêt l'aspiration actuelle de professionnels sociaux de renouveler leurs pratiques et « leurs métiers de façon à accompagner les luttes (des habitants) en se dotant d'une capacité organisationnelle qui ne faisait pas vraiment partie de leur bagage jusqu'à présent. » Donzelot appelle de ses vœux une mutation des conduites professionnelles des intervenants sociaux qui, dorénavant, comme le revendique le collectif « Pouvoir d'agir » doivent « promouvoir le collectif comme support de la mobilité individuelle ».

Mais au-delà de la politique de la ville, c'est l'ensemble du champ social qui est aujourd'hui concerné par les concepts d'empowerment (capacitation, empouvoirisation...) et de « participation ». En effet, comme le souligne Maryse Bresson (2014), le concept de participation, dans l'objectif de « mettre en œuvre l'idéal démocratique et le principe d'égalité des citoyens » inspire, aujourd'hui, de nombreux textes de lois dans le domaine des politiques sociales. Les prérogatives législatives initiées au début des années 1980 et réaffirmées au cours des années 2000 (lois de 2002 et de 2007) soulignent toute l'importance de démocratiser les pratiques en travail social. Dans cette perspective, Bacqué et Biewener (2013) remarquent qu'en Amérique, au sein de l'intervention sociale, « l'empowerment est utilisé par des profesionnel(le)s dès la fin des années 1970 pour reconfigurer des pratiques ou comme nouveau paradigme ; il représente l'une des premières théorisations et systématisations de la notion et illustre la façon dont elle est instrumentalisée dans le temps pour devenir une technique du travail social. »

Pour autant, elles notent également que même si différents promoteurs de la notion d'empowerment utilisent le même vocabulaire, ils se différencient idéologiquement entre des modèles « radical », « libéral » et « néo-libéral ».

Les articles proposées doivent pouvoir répondre à une ou plusieurs des interrogations suivantes : au-delà des discours convenus sur la nécessité de faire « participer » les usagers du champ social et médico-social, comment se traduit l'incitation au développement d'un « modèle d'implication » des usagers ? Cette transformation entraîne-t-elle des changements dans les représentations et les pratiques professionnelles des intervenants sociaux et des usagers ? Existe-t-il des écarts entre l'appel à la « démocratisation » des pratiques d'intervention sociale, notamment caractérisée dans le cadre de la protection de l'enfance par la nécessité de mettre en œuvre « une posture favorisant une dynamique d'implication et de participation des enfants et de leurs familles » et les possibilités effectives offertes aux intervenants sociaux d'intégrer cette dynamique dans leurs pratiques ? En effet, depuis plusieurs années, le champ social étant confronté à la rationalisation et à l'emprise croissante de logiques « gestionnaires », comment les travailleurs sociaux arrivent-ils, cependant, à composer avec cette contrainte pour favoriser l'implication des usagers dans les modes d'intervention sociale ? Comment démocratiser le champ social sans pour autant produire et institutionnaliser une « idéologie de la participation » détachée d'une perspective de transformation sociale ? La revendication de plus en plus d'intervenants sociaux de développer le pouvoir d'agir de leurs usagers ne risque-t-elle pas de devenir un nouveau conformisme au sein du travail social sans pour autant transformer les pratiques et les logiques de domination en œuvre dans ce champ ?

 

Références bibliographiques

Alinsky, S., 2012, Etre radical. Manuel pragmatique pour radicaux réalistes, Bruxelles, éd. Aden.
Alinsky, S., 2013, « Extrait de l’entretien accordé au magazine Playboy en mars 1972 », in Guth, S., Saul Alinsky. Conflit et démocratie locale, Paris, éd. L’Harmattan, coll. Logiques Sociales, p. 177-206.
Alinsky, S., 1965, « The War on Poverty : Political Pornography » in Journal of Social Issues, p. 41-47.
Arslan, L., 2013, « D’hier à demain : des collectifs locaux citoyens en France ? », in Didi, R., Arslan, L. (dir.),
Organisez-vous ! Construire la participation politique dans les quartiers populaires, Paris, éd. Fondation Jean Jaurès, p. 41-77.
Bacqué, M.-H., Biewener, C., 2013, L’empowerment, une pratique émancipatrice, Paris, éd. La Découverte.
Bacqué, M.-H., Mechmache, M., juillet 2013, Pour une réforme radicale de la politique de la ville. Ça ne se fera plus sans nous. Citoyenneté et pouvoir d’agir dans les quartiers populaires, Rapport au ministre délégué chargé de la ville.
Balazard, H., 2013, « Le community organizing au Royaume-Uni et ses ambivalences : de London Citizens à la Big Society » in Didi, R., Arslan, L. (dir.), Organisez-vous ! Construire la participation politique dans les quartiers populaires, Paris, éd. Fondation Jean Jaurès, p. 79-97.
Blondiaux, L., Sintomer, Y., 2002, « L’impératif délibératif », Politix, vo. 15, n°57, p. 17-35.
Boucher, M., 2010, Les internés du ghetto. Ethnographie des confrontations violentes dans une cité impopulaire, Paris, éd. L’Harmattan, coll. « Recherche et transformation sociale ».
Carrel, M., 2013, Faire participer les habitants ? Citoyenneté et pouvoir d’agir dans les quartiers populaires, Lyon, éd. ENS.
Castel, R., Duvoux, N., 2013, L’avenir de la solidarité, Paris, éd. La vie des idées/Puf.
Clinton, H., 1969, There is only the fight. An analysis of Alinsky Model, Thèse soutenue au Wellesley College, Massachusetts, Etats-Unis, (http://www.gopublius.com/HCT/HillaryClintonThesis.pdf ).
Donzelot, J et al., 2003, Faire société. La politique de la ville aux Etats-Unis et en France, Paris, éd. Seuil.
Donzelot, J., Wyvekens, A., 2004, La magistrature sociale. Enquête sur les politiques locales de sécurité, Paris, éd. La Documentation française.
Donzelot, J., Djaziri, Y., Wyvekens, A., 2012, Banlieues et quartiers populaires. Remettre les gens en movement, Projet 2012, n°27, Paris, éd. Terra Nova.
Freire, P., 1974, Pédagogie des opprimés, Paris, éd. Maspéro.
Granavetter, M., 1973, “The strength of weak ties”, in Amercican Journal of Sociology, vol. 78, n°6, p. 1360-1380.
Guth, S (dir.)., 2013, Saul Alinsky. Conflit et démocratie locale, Paris, éd. L’Harmattan, coll. Logiques Sociales.
Gutiérrez, L., 1990, “Working with women of color : an empowerment perspective”, in Social Work, vol. 35, n°2, p. 149-154.
Kirszbaum, T., 2013, “Vers un empowerment à la française. A propos du rapport Kokoreff, M., Lapeyronnie, D., 2013, Refaire la cité. L’avenir des banlieues, Paris, éd. Seuil, coll. « La République des idées ».
Mucchielli, L., Le Goaziou, V. (dir.), 2007, Quand les banlieues brûlent… Retour sur les émeutes de novembre 2005, Paris, éd. La Découverte.
Sainclair, U., 2003 (1906), La Jungle, Paris, éd. Le Livre de Poche.
Sanders, M., 1970, The Professional Radical, New-York, Vintage Book ed. 
Shaw, C.R., 1930, The Jack-Roller. A Delinquent Boy’s Ownn Story, Chicago, éd. University Chicago Press.
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Talpin, J., 2013, “Mobiliser les quartiers populaires. Vertus et ambigüties du community organizing vu de France”, publié dans La vie des idéesle 26 novembre2013.  
Touraine, A., 1984, Le retour de l’acteur, Paris, éd. Fayard.
Zieger, R.-H., 1995, The CIO, 1935-1955, éd. University of North Carolina Press.  top

  

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En lien avec la ligne éditoriale de la revue (voir présentation de la revue), les textes proposés doivent être originaux et ne pas avoir déjà fait l'objet d'une publication dans des revues. Néanmoins, à la condition qu'il demande l'accord préalable à la revue Sciences & Actions Sociales, l'auteur d'un article dans la revue SAS peut publier son article dans un ouvrage ou des actes de colloque à la condition de citer la source de première publication, c'est-à-dire la revue SAS.

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[1] Cette conférence intitulée : « Empowerment, participation, activation… Des concepts aux pratiques d’intervention sociale » a été organisée le 19 septembre 2014 par le Centre de recherche interinstitutionnel sur la transformation et l’intervention sociales (CRITIS), le laboratoire Communication – organisation – ressources humaines – intervention sociale (CORHIS) en partenariat avec les IRTS Paca-Corse, Languedoc-Roussillon, Aquitaine et Haute-Normandie, l’Université Perpignan Via Domitia et l’Association des chercheurs des organismes de la formation et de l’intervention sociales (ACOFIS).
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